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Personne ne s’y attendait. La surprise est de taille. Après Vingt-deux ans de règne, Yaya Jammeh est obligé de se consacrer à une autre activité qui n’est pas celle de diriger la Gambie. En cette fin d’année 2016, la norme politique c’est de surprendre les plus avertis, les spécialistes et autres instituts de sondage.

Après la surprise Trump aux USA, Hollande qui évite d’aller aux élections pour un second mandat en France, en Gambie Yaya Jammeh est battu. Les résultats provisoires donnent Adama Barrow vainqueur avec 45,5% des voix contre 36,6% pour M. Jammeh. Au déla de l’euphorie qui prévaut actuellement chez les Gambiens, cette victoire de l’opposition renseigne que si les africains veulent le changement, ils peuvent bien libérer leur esprit de la peur.

02 Décembre : Crazy Day en Gambie

Coup de théatre, seisme politique, les expressions donnent bien le ton. Le monde est surpris. En Gambie, nous étions habitués à des scores soviétiques et à chaque fois Jammeh est réelu. Cette fois-ci, le peuple a dit non et le changement s’opère. Les deux millions de Gambiens ont chassé le dictateur Jammeh. Ce 02 Décembre est une date historique pour ce pays enclavé dans le Sénégal ; l’espoir d’un lendemain meilleur après 22 ans de dictature.

«Il est vraiment exceptionnel que quelqu’un qui a dirigé le pays aussi longtemps ait accepté sa défaite » , assuré le chef de la comission électorale. « On s’attend à tout, mais vraiment pas à ça ».

Les Gambiens, des voisisns du Sénégal vivaient la misère et la brutalité du régime. Conséquence : 500.000 sur 2 million de Gambiens avaient choisi de partir, de s’exiler.

Amnesty International dénoncait des mesures qui « dissipent l’illusion de liberté apparue pendant les deux semaines de campagne électorale ». On redoutait l’habituelle répression, dans laquelle Jammeh était habitué.

Pourquoi Jammeh a perdu ?

Sur le plan économique, la Gambie depuis 2012 est sous le régime de la facilité élargie du FMI, un mécanisme dédié aux pays en difficulté pour leur permettre de tenir leurs engagements internationaux. Au-delà de toutes les considérations, le motif économique semble être à l’origine de la chute de Jammeh. Selon le professeur Souleymane Astou Diagne, docteur en économie, le tout nouveau président Gambien élu hétite d’un pays en lambeau, il considère que la Gambie est en faillite et que tout est urgence dans ce petit d’Afrique de l’ouest enclavé dans le Sénégal.

Qui est Adama Barrow ; le nouveau Président de la Gambie.

Né en 1965 à Mankamang Kunda, un petit village à quelques kilomètres de Basse Santu  à l’extrême ouest de la Gambie, Adama Barrow obtient une bourse pour suivre ses études dans une école secondaire islamique. Il travaille pour  la compagnie Alhagie Musa & Sons pendant plusieurs années avant de briguer le poste de directeur des ventes. Dans le même temps, en 1996, il rejoint les rangs du Parti démocrate unifié (UDP).

Au début des années 2000, il s’installe à Londres pour suivre une formation en immobilier qu’il finance en travaillant comme agent de sécurité. Après l’obtention de son diplôme, et de retour dans son pays natal, il crée sa propre agence immobilière en 2006, la Majum Real Estate, grâce à laquelle il fera fortune.

Investiture surprise

Si la victoire de Barrow, agent immobilier encore quasi-inconnu du grand public jusqu’à récemment, est inattendue, elle l’est d’autant plus que son investiture à la tête de l’UDP n’était pas prévue.

Depuis 20 ans, le parti était représenté par son chef historique, Ousainou Darboe, avocat engagé dans la défense des droits de l’homme. Mais en avril, alors que ce dernier réclamait la lumière sur la mort de Solo Sandeng, une autre figure de l’opposition, il est arrêté à Banjul en compagnie de plusieurs responsables du parti. En juillet, il est finalement condamné à trois ans de prison ferme par la Haute Cour de Banjul.

À l’issue d’une primaire organisée par l’opposition réunie fin octobre, c’est donc Adama Barrow, alors trésorier du parti, qui devient le candidat unique de l’opposition. « Nous avons mis nos différends de côté dans l’intérêt de ce pays. Les Gambiens sont fatigués par 22 ans de mauvaise gestion de Yahya Jammeh auxquels nous mettrons fin quand nous irons aux urnes », déclare le candidat après sa désignation. Début novembre, alors que l’élection approche, il choisit de démissionner de son poste de trésorier.

Adama Barrow a été élu président de Gambie, avec 45,5% des voix. Il l’emporte face à Yahya Jammey, qui dirigeait le pays depuis plus de 20 ans.

 

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