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Le carnet de campagne d'Abysse (n°25)

La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi), depuis notre village du Quercy. Épisode 25.Abysse regarde la gauche se suicider en directOn peut appeler cela un suicide. Collectif, mais un suicide.Le précédent de 2002 n'aura donc servi à rien.Déjà, depuis, lors d'élections locales, on avait observé des ca...

La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi), depuis notre village du Quercy. Épisode 25.

Abysse regarde la gauche se suicider en direct

On peut appeler cela un suicide. Collectif, mais un suicide.

Le précédent de 2002 n'aura donc servi à rien.

Déjà, depuis, lors d'élections locales, on avait observé des candidatures multiples à gauche aboutir à une dispersion des voix au premier tour pour aboutir à un second tour UMP puis LR-FN alors que sur le papier, la gauche était majoritaire.

La ou plutôt les gauches, certes.

« La question est simplement celle-ci : y-a-t-il plus ou moins de différences entre Mélenchon, Montebourg, Valls, Hamon, Peillon, et même Macron et Jadot (si, pour rappel, c'est le candidat écolo) qu'entre tous ceux-là (et encore ai-je oublié les candidats post-trotskystes, le MRG etc.) et la droite représentée par Fillon ? » s'interroge Abysse. Ma protégée féline a raison.

Valls avait-il vu juste, autrement dit, en évoquant des « gauches irréconciliables » ?

L'échange entre l'ex-Premier ministre avec une militante de base qui lui demandait s'il comptait dialoguer avec Macron et Mélenchon, l'autre soir dans le Doubs, une vidéo qui a fait le buzz, démontre qu'une grande partie de la base de la gauche (toutes tendances confondues) souhaiterait une alliance dès le premier tour pour éviter un remake de 2002.

Pas besoin d'être bac + 5 en sciences politiques pour comprendre que le PS paie le prix de n'avoir jamais négocié son Bad Godesberg (en référence au congrès où en Allemagne fut acté l'ancrage social-démocrate du PSD), et qu'il paie aussi le prix de la tactique gagnante de Mitterrand des années 70 à 90, remise au goût du jour en 97.

Oui mais voilà.

On ne profite pas d'une élection majeure pour se refaire une virginité. Oui, il y a des vrais fossés sur certains points majeurs entre Valls, Montebourg, Mélenchon (je ne cite qu'eux mais…). Pourtant, un programme minimum peut-il être négocié, quitte à ce que chacun mette son ego dans sa poche.

« J'ai des amis qui ne veulent plus voter PS ou LR. Point barre... » ajoute Abysse, perplexe, qui du coup estime qu'une bonne partie des voix de gauche manquera à Fillon en cas de duel contre Le Pen.

Pas faux.

Il y a donc du pain sur la planche.

S'il y a pléthore d'éditorialistes de Saint-Germain des Prés et d'ailleurs qui rêvent d'une coalition entre la gauche libérale et la droite modérée, au nom d'une pseudo modernité qui consiste en gros à revenir 30 à 80 ans en arrière sur le plan social, un mouvement doit s'amorcer pendant qu'il en est encore temps pour que la gauche d'en-bas fasse comprendre à la gauche d'en-haut que le temps des gamineries,, c'est fini.

La loi du « moins pire »

Primo, bâtir un programme commun minimum.

Secundo, convaincre les plus rétifs des sympathisants et électeurs de gauche qu'il vaut mieux une gauche palote qu'une droite très à droite. Je sais, c'est la politique du moins pire.

Mais je préfère certains « moins pires » à d'autres.

« J'en ai le tournis » conclut Abysse.

Moi aussi.

Je suis comme vous. Cette campagne me fatigue déjà.

Mais quand le dimanche du second tour, je me lèverai pour aller voter – car j'irai, et Abysse aussi -, je ne veux pas qu'on me reproche quoi que ce soit… Je vous aurai prévenus. Voter Fillon contre Le Pen alors que la gauche aura pesé plus de 35 points au premier tour, s'il le faut, je le ferai. Mais les larmes aux yeux.

En attendant, profitons des joies de la nature. Malgré une météo très aride, on a échangé plus de 30 kilos de truffes lors du premier marché de la saison à Lalbenque (Lot).

« Puisqu'en politique comme ailleurs, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs, autant qu'elle soit parfumée d'un peu d'or noir, non ? » me souffle Abysse. Gourmande, va !


Buenos Aires, capitale de détente
L'Emmanuel Macron qui fait très très peur
 

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